Écoutez des extraits

À propos du disque :
« Lorsque la proposition est venue de du label BMC de produire un disque « live » du concert du trio, il était très clair pour les trois musiciens que celui-ci ne pourrait représenter qu’une petite partie, un instant,dans les expressions protéiformes des Démons de Tosca.
Puis, une fois passé l’enthousiasme de l’écoute de l’enregistrement, le désir de ciseler cette photographie s’est fait sentir, de jouer double-jeu avec le temps improvisé de ce concert et de le découper en pièces, de les façonner et en faire ressortir les ombres et les contrastes.
Au final, les mêmes intentions auront motivées chaque étape de la production de cet instantané des Démons de Tosca : Improviser de manière intuitive et impérieuse, avec la folle illusion d’être libéré de tout démon… »
Seb Brun, Vincent Courtois, Robin Fincker, janvier 2019

About the record:
“When the proposal came from the BMC label produce a “live” CD of the trio’s concert, it was quite clear to us, the three musicians, that this could only represent a small part, one instant, of the shape-shifting expressions of the Demons of Tosca.

Then, once the excitement of hearing the recording had passed, there was a desire to refine this snapshot, to play bluff with time we improvised in the concert, to cut it into pieces, to fashion these pieces, and bring out shadows and contrasts.
In the end, the same intentions motivated each stage of the production of this instance of the Demons of Tosca. To improvise intuitively, urgently, with the mad illusion of being free of all demons…”
Seb Brun, Vincent Courtois, Robin Fincker, January 2019

Tracklisting : 1. Les Démons de Tosca Part II (2,13) / 2. Les Démons de Tosca Part III (11,12) / 3. Waiting for Sadness (7,59) 4. Les Démons de Tosca Part I (8,19) / 5. San Andrea (6,03) / 6. Des maux de tous les jours (6,05) / 7. Coda (3:50)

Sortie en mai 2019. Vincent Courtois: violoncelle. Robin Fincker: saxophone ténor. Sébastien Brun : batterie & électronics. Enregistré à Budapest le 25 Mai 2017.
Label BMC Records

Vincent Courtois - Les démons de Tosca
Théâtre de Nîmes 30/05/2018

Les démons de Tosca

La Compagnie de l’Imprévu en partenariat avec la Dynamo de Pantin, le Conseil général de Seine Saint-Denis et le Théâtre de Nîmes. Création 2016 – 2017 – 2018

Vincent Courtois : violoncelle
Robin Fincker & Daniel Erdmann : saxophone ténor
Benjamin Mousssay, Bruno Ruder : piano
Sebastien Brun & Julian Sartorius: batterie
Sylvain Daniel: basse électrique
Pierre Baux : lecture
Hélène Coeur : création sonore
Tina Merandon : création photo

©Tina Merandon

Au départ, c’est un désir de Vincent Courtois : « Interroger la notion de démon dans l’invention artistique » en prenant appui sur l’opéra de Puccini. Et puis très vite, c’est devenu un laboratoire d’idées, de mises en son, de remises en perspective de lui comme des autres, un collectif de singularités réunies autour de celui qui dirige la bien-nommée Compagnie de l’imprévu. Plus qu’un concert, ce dispositif multimédia et évolutif interroge depuis trois ans les liens entre création et audience, en partant notamment à la rencontre de publics dits « éloignés » lors d’ateliers/concerts. Ceux des quartiers dits difficiles, ceux qui sont en détention, dans des lycées comme dans des foyers, au pied des cités ou dans des appartements. Histoire de collecter d’autres paroles, que les interpellations des uns provoquent des réactions des autres. C’est ainsi qu’est né ce projet pas tout à fait comme les autres, un trajet qui jamais ne se répète mais garde le cap, où le violoncelliste apprécié pour sortir des sentiers balisés, irréductible nomade, a réuni autour de lui une bande complice de partenaires au diapason de son introspectif réflexion.
Jacques Denis

At the beginning, it was something Vincent Courtois wanted: “to investigate the idea of the demon in artistic invention” using Puccini’s opera to support the idea. And then very quickly, it became a laboratory of ideas, of realized sounds, a readjusting of perspective for him and others, a collective of singularities united around the one that directs the aptly named Compagnie de l’imprevu (Company of the unexpected). More than a concert, this evolving multimedia apparatus has for three years investigated the links between creativity and audience, setting out from the meeting of audiences said to be “far” from workshops/ concerts. Those from areas said to be difficult, those who are in custody, in grammar schools, those at home, in the suburbs of towns, or in apartments. It’s a case of collecting different words, that the appeals of some provoke reactions from others. That is how this project was born, a project not quite like others; a route that never repeats itself but retains the course, where the cellist admired for leaving well-trodden paths, an incorrigible nomad, has grouped around him a line-up of partners tuned into his introspective reflection.
Jacques Denis